L’étude TNS Sofres 2015 sur le portage salarial

L’étude TNS Sofres 2015 sur le portage salarial

le portage salarial, une formule qui gagne à être connuetns

 Vu la morosité du marché de l’emploi et la tendance des entreprises à externaliser plutôt qu’à embaucher, le portage salarial a de beaux jours devant lui. En 2013, 5 ans après sa reconnaissance légale, 50 000 consultants exerçaient leur activité dans ce cadre. Pourtant, cette forme d’activité, à la fois souple et sécurisante, reste encore méconnue. C’est ce que pointe une étude TNS Sofres réalisée pour Umalis, auprès de 1052 salariés représentatifs du secteur privé, publiée en novembre dernier.

 1 cadre sur 4 seulement sait vraiment ce quest le portage

Le portage, vous connaissez ? Pas vraiment… Seuls 11 % des actifs interrogés voient précisément de quoi il s’agit. Les mieux informés sont sans surprise les cadres avec 58 % de réponses positives. Néanmoins, parmi cette population, directement concernée par cette forme de travail, l’information reste lacunaire : moins d’un quart d’entre elle sait précisément en quoi consiste le portage salarial (23 %).

 Malgré cette méconnaissance, le portage attire

 

Dans ce contexte, où le portage reste un concept assez diffus pour une majorité de salariés, 13 % seulement des personnes interrogées se disent attirées par la formule (contre 38 % pour celles qui connaissent le portage). Néanmoins, une fois que l’on explique comment fonctionne cette forme d’activité, les sondés sont plus de deux fois plus nombreux à envisager de travailler en portage : on passe alors de 13 % à 33 % de personnes intéressés. Visiblement, la formule plaît.

 

 Les jeunes salariés sont les plus demandeurs

A priori, on serait tenté de croire que le portage s’adresse d’abord aux cadres supérieurs, en particulier à partir de 45-50 ans. Cette impression est fausse. En effet, ce sont les salariés de moins de 30 ans qui se montrent les plus intéressés. Ils sont 42% à envisager de travailler en portage salarial (contre 25 % des 50 ans et plus).

Pour deux raisons :

  • d’abord, la possibilité de multiplier les expériences professionnelles au gré des missions,
  • ensuite, celle d’avoir plus de prise sur son champ d’intervention et son salaire.

Deux dimensions très présentes dans la hiérarchie des attentes des salariés de moins de 30 ans.

 Un tremplin pour rebondir

Enfin, le portage salarial est aussi considéré comme un bon moyen pour rebondir et relancer sa carrière. De ce point de vue, 6 salariés sur 10 se disent prêt à l’envisager pour repartir de l’avant, s’ils se retrouvaient au chômage. C’est également une passerelle toute indiquée vers l’indépendance. Six sondés sur dix jugent que le portage est un bon tremplin pour se mettre à son compte.